Un contenu présenté par Raymond Chabot
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Un contenu présenté par Raymond Chabot 〰️
Dettes, épargne insuffisante, retraite fragilisée : ces réalités touchent davantage les femmes. Pas parce qu’elles gèrent mal leur argent, mais parce que plusieurs facteurs économiques et sociaux les placent dans une position plus vulnérable. Mieux comprendre ces causes, c’est déjà le premier pas pour reprendre le contrôle.
Selon les données 2024 du Bureau du surintendant des faillites, les femmes représentaient près de la moitié (48,4 %) des Québécois ayant déposé un dossier d'insolvabilité[1]. Cette réalité montre que les difficultés financières touchent les femmes presque autant que les hommes. Cependant, l'endettement n’est pas forcément le résultat de mauvaises habitudes de consommation. La réalité est souvent beaucoup plus complexe. Les dettes sont souvent la conséquence de revenus peu élevés, de lourdes responsabilités familiales et d’un filet de sécurité trop mince.
Pourquoi les femmes ont plus de dettes et moins d’épargne
Plusieurs réalités se combinent pour créer cette situation.
Des revenus qui laissent moins de marge
Au Québec, les femmes gagnent en moyenne 91 % de la rémunération horaire des hommes, soit 32,21 $ l’heure contre 35,38 $ pour les hommes en 2024[2]. Un écart qui peut sembler petit sur papier, mais qui se fait très concrètement sentir à la fin du mois. Moins de revenus, cela veut dire aussi moins de coussins financiers. Et quand une dépense imprévue arrive (une réparation, une maladie, une urgence) se tourner vers le crédit devient souvent le seul réflexe possible. Dans ce contexte, mettre de l'argent de côté est presque impossible.
Les interruptions de carrière et leurs effets
Congé de maternité, heures réduites pour s’occuper des enfants, arrêt pour prendre soin d’un parent : ces pauses sont encore majoritairement assumées par les femmes. Or, chaque interruption laisse des traces. Sur l’ancienneté, sur les augmentations, sur la capacité d’épargner. Et ces effets se font sentir longtemps après la reprise du travail.
Le soutien aux proches
Prendre soin d’un enfant malade, d’un parent vieillissant ou d’un proche en difficulté a un coût. Parfois financier, parfois professionnel. Ces tâches essentielles qu’on remarque si peu pèsent pourtant lourd sur les finances de celles qui l’assument.
La charge mentale financière
Comme on l’explore dans notre article sur la charge mentale financière, beaucoup de femmes s'occupent des dépenses du foyer sans pour autant construire leur propre sécurité à long terme. Gérer l’argent de la famille, ce n’est pas la même chose que protéger son avenir.
L’effet boule de neige des dettes
Une dette, ce n’est pas seulement de l’argent à rembourser. C’est aussi une somme qu’on ne met pas de côté. Et c’est là que la situation devient vraiment préoccupante.
Le piège des cartes de crédit et des marges de crédit
Payer l’épicerie ou une facture avec sa carte de crédit peut sembler anodin sur le coup. Mais quand ce réflexe se répète mois après mois, les intérêts s’accumulent. Et rembourser ces intérêts, c’est de l’argent qui ne va ni en épargne, ni en retraite, ni en fonds d’urgence.
Dettes et épargne : un équilibre difficile à retrouver
Plus les dettes grossissent, plus il est difficile de mettre de l’argent de côté. Et moins on épargne, plus on est vulnérable à la prochaine dépense imprévue. Beaucoup de femmes vivent ce cercle sans savoir comment en sortir.
Les répercussions sur la retraite
Comme on l’aborde dans notre article sur le coût financier d’une séparation, les femmes arrivent souvent à la retraite avec moins d’épargne que les hommes. L’endettement aggrave cette réalité. Chaque année passée à rembourser des dettes plutôt qu’à épargner est du retard accumulé sur sa retraite. Et ce retard-là est difficile à rattraper.
Les signaux d’alerte à reconnaître
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Épicerie, médicaments, factures du mois : si vous payez ces dépenses avec une carte de crédit que vous ne remboursez pas en entier chaque mois, c’est le moment de vous arrêter et de revoir votre façon de faire.
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Vous évitez d’ouvrir vos relevés bancaires. Vous vous inquiétez souvent pour l’argent, parfois même la nuit. Ce stress mérite d’être pris au sérieux. Il indique en effet souvent que quelque chose ne va pas et qu’il est temps d’en parler.
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Avoir deux à trois mois de dépenses de côté permet d’absorber les imprévus sans recourir au crédit. Sans ce coussin, la prochaine dépense inattendue risque fort d’atterrir sur votre carte.
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Vous faites attention, vous coupez des dépenses, mais le solde continue de grimper. C’est souvent le signe que les intérêts ont pris le dessus et qu’il est temps pour vous d’aller chercher de l’aide.
Comment reprendre le contrôle
Heureusement, il n’est jamais trop tard pour agir. Et plus vous vous y prendrez tôt, plus les options seront nombreuses.
1. Faites le point sur votre situation
Commencez par noter vos revenus, vos dépenses mensuelles et le solde de chacune de vos dettes. L’objectif est de voir clairement où vous en êtes. Le site de Raymond Chabot vous offre un outil de calcul gratuit pour établir un budget. C’est le premier pas vers un plan d’amélioration.
2. Ne restez pas seule
Attendre que ça se règle tout seul est souvent ce qui coûte le plus cher à long terme. Parler à un professionnel peut changer la donne.
3. Renseignez-vous sur les solutions disponibles
Restructuration de dettes, proposition de consommateur, consolidation, accompagnement budgétaire : il existe plusieurs façons de reprendre le contrôle. Elles sont là pour aider avant que la situation devienne critique.
Des solutions existent, mais il faut agir à temps
Les difficultés financières peuvent toucher n’importe qui. Elles ne sont pas le reflet d’une mauvaise gestion, mais le résultat de circonstances qu’on n’a pas choisies. Ce qui fait la différence, c’est le moment où on décide d’en parler.
Si vous vous reconnaissez dans cet article, contactez un syndic autorisé en insolvabilité de Raymond Chabot. La première consultation est gratuite, confidentielle et sans jugement.
En bref
L’endettement des femmes découle souvent de réalités économiques et sociales, pas de mauvaises habitudes.
Des revenus plus bas, des interruptions de carrière et le soutien aux proches réduisent la marge financière disponible.
Les dettes peuvent bloquer la capacité d’épargner et fragiliser la retraite.
Attention si vous utilisez le crédit utilisé pour les dépenses courantes, si vous éprouvez un stress financier constant, et/ou si vous n’avez aucune épargne d’urgence. Ce sont des signes que votre situation est alarmante.
Des solutions existent, mais elles sont plus nombreuses si on agit tôt.
Contactez un syndic autorisé en insolvabilité de Raymond Chabot.
[1] Lorsqu'on compare uniquement les dossiers identifiés comme féminins ou masculins.
[2] Observatoire québécois des inégalités, d’après l’Enquête sur la population active 2024 de Statistique Canada.